Le gouvernement congolais, par l’entremise du ministre de la justice Guillaume Ngefa, a officiellement annoncé la reprise des opérations de paiements d’indemnisations et réparations destiné spécialement aux victimes des préjudices de suite aux actions armées causées par l’Ouganda dans la partie est de la RDC, notamment à Kisangani, la capitale provinciale de l’actuelle Tshopo, entre 1998 et 2003.
L’annonce a été faite à l’issue de la 79ème session ordinaire du Conseil des ministres tenue ce vendredi 20 février 2026. « Cette reprise d’activités s’effectue en deux phases: la phase d’indemnisation collective (1ère phase) » les versements aux communautés et groupes des victimes identifiées », d’indemnisation individuelle (2ème phase) » un audit du fichier des victimes sera lancé avant le début des versements individuels. Cet audit permettra de vérifier les éligibilités et d’assurer une répartition équitable et transparente des indemnités », a rapporté Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Cette reprise arrive plusieurs mois après une tempête d’enquêtes dûe aux soupçon et problème de gestion au sein de la structure Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda, Frivao en sigle, créée par l’État congolais dans le but de gérer les sommes devront payer l’Ouganda, après sa condamnation en 2022 par la Cour internationale de justice.
La République d’Ouganda, frontalière à la RDC dans sa partie Est, a été condamnée à verser 325 millions de dollars américains au gouvernement congolais. Quelques 195 millions de dollars ont été déjà reçus par la RDC selon RFI. L’an dernier, des soupçons de détournement sur le fond, avaient abattu une véritable tempête d’enquêtes du côté de Parquet près la Cour de cassation, également la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), aussi l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption et l’inspection générale des finances.
David Ekutshu



Leave a Reply