Le chef de l’État Félix Tshisekedi a appelé son gouvernement lors de la 79ème session ordinaire du Conseil des ministres tenue ce vendredi 20 février 2026 à Kinshasa, à financer en « urgence » le programme présidentiel de la gratuité des accouchements et des prises en charge du nouveau-né qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la couverture santé universelle en République démocratique du Congo (RDC).
« le président de la République a tenu à rappeler, que dans le cadre de la mise en œuvre de la couverture santé universelle en République démocratique du Congo, le programme de la gratuité des accouchements et des soins du nouveau-né, constitue une mesure emblématique destinée à réduire significativement la mortalité maternelle et néonatale », a rapporté Patrick Muyaya.
Un programme qui aide, sous un casse-tête du financement dans les coulisses
Ce programme présidentiel a été lancé en septembre 2023 à Kinshasa, qui consacrait au préalable la capitale, et trois provinces du pays : le Sud-Kivu, le Kasaï Oriental et le Kongo Central avant de s’élargir. À Kinshasa, la capitale, 350 structures ont été accréditées selon le média DW.COM pour accompagner ledit programme de la maternité gratuite sur 1.000 établissements de santé dans la ville.
Par de voix anonymes, plusieurs hôpitaux se plaignent en ce jours des frais de fonctionnement, que l’État verse qu’en partie, parfois même en retard. Une équation surtout pour de structures spécialisées qui n’ont que des Maternités au service.
Le bilan louable du camp Tshisekedi
De son côté, le gouvernement congolais indique un résultat « significatif » à l’issue de la session ordinaire du Conseil des ministres de ce vendredi. « avec plusieurs millions d’accouchements assurés gratuitement, et des nouveau-nés malades ou prématurés prises en charge à la satisfaction des bénéficiaires ».
Tshisekedi invite les membres du gouvernement à protéger le programme
À en croire le ministre de la communication et médias Patrick Muyaya, la Cheffe du gouvernement Judith Suminwa a été chargée en concertation avec les ministres du Budget national, des Finances ainsi que de la Santé publique pour mettre en œuvre « sans délai » les mesures urgentes et pérennes du financement de ce programme.
« Ces mesures devront, le cas échéant, intégrées l’implication des partenaires techniques et financiers disposés à accompagner le programme dans le strict respect des textes légaux et des accords en vigueur », a souligné le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, dans son compte rendu du dernier Conseil des ministres de l’année en cours.
David Ekutshu



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