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RDC-Crise sécuritaire : à Kinshasa, les États membres de la CIRGL appellent au retrait des troupes du pays « agresseur » du territoire congolais

Les États membres de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont centré la 9e session ordinaire tenue ce samedi 15 novembre, à Kinshasa, autour de la situation préoccupante dans la sous-région, notamment les affrontements armés dans le grand Kivus, à l’est de la RDC, aussi la crise humanitaire au Soudan du Sud.

Sur la situation sécuritaire sans précédent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la guerre en cours entre l’armée congolaise et ses alliés contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, la CIRGL demande le retrait de la Force de défense du Rwanda (RDF) du sol congolais, conformément à la Résolution de l’ONU.

« Sur la RDC, appelons les Etats membres de continuer à soutenir le processus de paix en RDC, à exiger le retrait sans délai du territoire congolais des troupes du pays agresseur (Rwanda) de la République démocratique du Congo, conformément à la Résolution 2773 du Conseil des Nations-Unies ainsi que, à condamner la poursuite des hostilités par le Mouvement du 23 mars et des Forces Alliés Démocratiques (les rebelles des ADF)», a dit la CIRGL dans une déclaration commune.

L’organisation a par ailleurs, exhorté les Chefs d’État et de Gouvernement à soutenir les efforts de la République démocratique du Congo, visant à neutraliser le groupe armé nommé Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), pour parapher les accords avec Kigali, qui prévoient la paix durable dans la partie concernée.

Pour le Soudan du Sud, la CIRGL a encouragé les groupes « récalcitrants » de passer à la table de négociations, qui sont en conflit intercommunautaires accrues, et entraînant des affrontements entre l’armée et les forces régulières, aggravant ainsi l’insécurité dans le pays, et la crise humanitaire.

Cette organisation sous régionale des 12 États membres dont le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda ou encore l’Angola, axée sur la promotion de la paix, la sécurité et le développement, a appelé également les Chefs d’État et de Gouvernement de la CIRGL à résoudre les différents bilatéraux par le dialogue. Cette dernière a encouragé les parties prenantes à renforcer le mécanisme conjoint de sécurité aux frontières et à mandater une coopération et un partage d’informations accrues, dit l’organisation, pour lutter contre la contrebande d’armes, l’exploitation des minéraux et d’autres activités criminelles transnationales.

David Ekutshu

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