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Publication rapide des résultats de l’Examen d’État : le ministère évoque une « organisation rigoureuse et transformation technologique »

À peine trois jours après la fin des épreuves certificatives du cycle de l’humanité, les premiers résultats de l’Examen d’État (EXETAT) ont été publiés dans plusieurs provinces éducationnelles, notamment à Kinshasa Mont-Amba. Une publication aussi rapide qu’inédite, qui suscite interrogations et controverses.

Face aux critiques, le ministère de l’Éducation nationale, dirigé par Raïssa Malu, affirme que cette performance est le fruit d’un travail planifié sur toute une année, combinant « stratégie, organisation rigoureuse et transformation technologique ». Le recours à l’intelligence artificielle (IA) pour la correction des copies a été confirmé dans une note officielle du ministère.

Sur le réseau social X (anciennement Twitter), Jacks Ngalangala, conseiller en charge de la sécurité informatique au sein du ministère, a tenu à clarifier : « Cette rapidité n’est pas le fruit du hasard. Innover, ce n’est pas publier vite, c’est créer les conditions pour avancer avec cohérence et efficacité. Obtenir les résultats en trois jours est une conséquence, pas un objectif. »

À ce jour, les résultats des provinces du Kasaï Oriental 1, du Haut-Katanga 1 et du district de Kinshasa Mont-Amba ont été publiés, soit à peine 72 heures après la fin des épreuves. Ce rythme contraste avec les éditions précédentes où la publication prenait en moyenne deux à trois semaines.

Selon Jacks Ngalangala, cette rapidité repose sur trois leviers clés : 

1. L’optimisation logistique, 

2. La décentralisation du scannage et de la correction, 

3. L’intégration d’un nouveau logiciel intelligent.

Ces innovations ont permis, selon lui, « de réduire drastiquement les délais sans compromettre la qualité ni la fiabilité du processus ».

La vision de modernisation du système éducatif prônée par le Chef de l’État semble donc amorcer un véritable tournant technologique dans la gestion des examens nationaux.

David Ekutshu

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