Le président de la République démocratique du Congo (RDC), a porté le plaidoyer à New York, aux États-Unis, à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour la reconnaissance du génocide commis en RDC.
Le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, dont le discours à la tribune de l’ONU est attendu ce mardi 23 septembre 2025, s’est exprimé la veille de ces grands rassemblements des dirigeants mondiaux, sur le génocide à des fins économiques (Genocost). Devant un parterre de médias et de la délégation congolaise, ce dernier a souligné que sa démarche est fondée sur des bases juridiques et ne résulte pas d’émotion.
« Notre plaidoyer repose sur des assises juridiques incontestables et sur un corpus de rapports concordants, tant nationaux qu’internationaux, qui documentent l’ampleur, la systématicité et l’intention criminelle de ces atrocités. Il ne s’agit pas d’émotion, mais de droit. Pas d’accusations gratuites, mais d’un établissement rigoureux des faits », a-t-il déclaré lors d’un événement organisé par FONAREV ce lundi à New York.
Dans son intervention, le dirigeant de la RDC a justifié cette démarche par la nécessité de mettre fin aux massacres incessants qui sévissent dans la partie orientale du pays.
« Pourquoi maintenant ? Parce que notre génération a la responsabilité de rompre le cycle du déni, de l’impunité et de la récidive. Parce que la prévention exige d’abord la nomination des crimes et la reconnaissance des victimes. Parce que la stabilité de toute une région dépend de notre capacité à dire la vérité, à juger les criminels, à réparer l’irréparable et à garantir la non-répétition », a avancé Félix Tshisekedi.
Et d’ajouter : « À cet égard, nous réaffirmons notre ancrage dans la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948. Notre démarche est conforme à ces principes : elle vise la vérité, exige la justice et appelle à la réparation. »
Par la rédaction



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