La MONUSCO annonce officiellement ce lundi 01 décembre 2025, via les réseaux sociaux, la fin de mandat de la Cheffe de cette organisation onusienne en mission pour la stabilisation en République démocratique du Congo (RDC), Bintou Keita, après quatre années à la tête de cette branche de l’ONU.
La représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies quitte son fauteuil de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilité en RDC (MONUSCO), au terme de son mandat, selon l’organisme, laissant un climat de crise sécuritaire sans précédent dans le pays, qui ravage la région des Kivus, en guerre entre l’armée congolaise et ses alliés dont les casques bleus contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
L’impasse de la MONUSCO sous Bintou Keita, au conflit armé dans l’est de la RDC
Face aux offensives du Mouvement du 23 mars (M23) lancées en janvier dernier, qui ont donné lieu aux chutes de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de la région, et d’autres localités, la Cheffe sortante de la MONUSCO, Bintou Keita, avait multiplié plusieurs négociations qui n’ont pas fait remarquer d’impact sur le terrain, dans l’est du pays, marqué ainsi par les déplacements records des personnes suite aux violences armées dont la majorité est femmes et enfants, à en croire les organisations humanitaires opérant sur place.
Bintou dans l’épreuve de la protection des civils et la paix durable
En conformité aux principaux objectifs de la MONUSCO, succédant à la MONUC ( Mission de l’organisation des Nations Unies en RDC), de soutenir le gouvernement congolais pour protéger les civils, stabiliser le pays et contribuer à la paix durable, Bintou Keita était à Goma en juin dernier, pour écouter la population locale et trouver une issue face à la détérioration de la situation sécuritaire entre les belligérants.

« Je suis ici pour écouter et exprimer ma solidarité avec la population de Goma et avec le personnel de la MONUSCO. Votre résilience est remarquable », déclarait Bintou Keita à son arrivée dans la capitale provinciale du Nord Kivu, sous l’administration l’AFC-M23 jusqu’au jour de son départ.
Malgré ses plaidoiries verbales devant les instances internationales de l’organisation de l’ONU, notamment centrée à la sécurité, la guerre dans la partie orientale du Congo, qui embrasse la région des Grands Lacs, n’est loin de faire taire les armes. Et ce conflit en cours continue de mettre dans l’embarras les médiateurs dont l’Angola, qui avait cédé le processus visant de mettre fin aux hostilités en RD Congo.
David Ekutshu



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